Tribune réalisée par Corinne Estève Diemunsch, dans le cadre de ses fonction à la Direction Communication, RH et RSE, Limonetik

Véritable rôle clef dans l’entreprise, le leader est porteur de sens pour ses équipes

Savoir encadrer une équipe c’est bien, mais savoir la guider, c’est mieux. Convaincre, motiver, séduire ses collaborateurs sont autant de qualités qui définissent un bon dirigeant d’entreprise come d’équipe ! Or aujourd’hui, le succès d’une entreprise dépend de la capacité du chef de fil à donner le bon rythme à ses équipes. Mais qu’est-ce qu’un bon leader ? A quoi le reconnait-on au sein des organisations ?

Les intelligences au service d’un bon leadership

–        Savoir improviser dans un univers incertain

A la différence du manager, le leader n’est pas désigné par sa hiérarchie : c’est un état de fait. On le reconnait à ses qualités humaines et au maniement de ses intelligences ; on en dénombre sept… Le but étant que, selon les situations, le leader sache s’adapter et improviser.

Tandis que l’intelligence de l’agilité permet au leader de réagir et changer de posture rapidement, l’intelligence rationnelle va permettre de prendre des décisions murement réfléchies sans faire référence à la relation ; l’intelligence contextuelle, elle permet de savoir rebondir et innover dans une situation immédiate… De manière complémentaire, le leader doit aussi faire preuve d’intelligence émotionnelle pour communiquer avec ses émotions mais aussi d’intelligence relationnelle pour entretenir des relations à long terme.

–        Sortir de la caverne de Platon

L’intelligence d’action du leader c’est aussi la curiosité de regarder ailleurs. En ayant une vision globale, le leader peut prendre ses décisions en se focalisant sur l’essentiel. En fait, comme l’enseigne Platon (au chapitre VII de la République), il est primordial de sortir de la caverne. En vivant dans l’illusion, nous sommes prisonniers de nos jugements et cela nous empêche de vivre dans la vérité.

Sortir de la caverne change notre existence : le savoir ne se trouve pas dans nos croyances ! L’allégorie de la caverne est une invitation pour le leader à questionner l’ordre établi et à sortir de l’ignorance. Or le leader participe activement à façonner la vision et la culture de l’entreprise.

De l’importance de l’agilité

–        Une économie de l’intelligence du besoin

Nous l’avons dit, l’intelligence de l’agilité permet au leader de réagir à son environnement rapidement. Or nous sommes passés d’une économie de rendement à une économie de l’intelligence du besoin. Le leader se doit d’être agile pour repenser à la fois la mobilité mais aussi la notion de performance et l’intégration des nouveaux collaborateurs.  Ainsi la mobilité est un mouvement de fond qu’il faut penser en termes de flux. Il s’agit d’un exercice complexe puisque le leader doit entrainer ses équipes à aller vers quelque chose qui n’est pas maitrisée.

Par ailleurs, aujourd’hui c’est la relation entre l’entreprise et le collaborateur, autrefois incorporée par le contrat de travail, qui est repensée. Notamment par les nouvelles générations qui dépassent la seule contractualisation avec l’organisation. On parle alors de satisfaction cumulée, prenant en compte la notion relationnelle et expérientielle.

–        Etre celui qui donne du sens

Le leader doit se mettre au diapason des évolutions. Il est celui qui manage l’activité et qui manage les interactions, celui qui donne le pourquoi et le sens du travail des collaborateurs. La mise à échelle des systèmes d’agilité renforce l’importance de l’engagement des collaborateurs. Avant basé sur le statut et la hiérarchie, aujourd’hui le leader drive un engagement basé sur le sens, le développement et l’épanouissement du collaborateur.

Une intelligence souveraine : l’intelligence collective

Enfin, le plus grand défi du leader est surement de développer le collectif. L’équipe est encore bien trop souvent le parent pauvre des organisations alors qu’elle est ce qu’elles possèdent de plus riche ! Il s’agit bien de la zone de développement la plus importante à laquelle nous appelle le management aujourd’hui.

Que ce soit le CEO ou un manager, le leader doit s’adapter, être à l’écoute des signaux faibles, capter les intelligences multiples pour faire éclore le pouvoir du collectif. Indéniablement, l’intelligence individuelle est bien sur le plan technique, mais sur le plan organisationnel et global, on a besoin de toutes les intelligences. On parle alors d’intelligence collective.

En définitive, être un leader n’est donc ni un titre officiel, ni une fonction, mais bien une attitude. C’est une personne clef qui va permettre de mener l’ensemble d’une équipe.