La responsabilité sociétale et la protection de l’environnement sont devenues en quelques années des enjeux mondiaux. Aussi bien les grandes puissances que les pays en voie de développement pensent qu’il est nécessaire de prendre en compte les défis humains et de protéger la planète de la pollution et du pillage extrême. Il en va de la bonne marche de la société future et des générations à venir.

Aujourd’hui, il n’est plus simplement question de passer au vert et de minimiser les déchets toxiques. Certes, rénover sa maison pour un système de chauffage plus respectueux de l’environnement peut contribuer à améliorer les choses. Mais des normes et des lois internationales ont aussi été mises en place. Parmi celles qui font le plus de buzz actuellement, l’ISO 26000.

Qu’est-ce que l’ISO 26000 ?

Adoptée en 2010, après 5 années de négociations et l’intervention de 500 groupes et comités pour son élaboration, l’ISO 26000 vient s’ajouter à la liste déjà impressionnante de normes internationales. À l’instar des autres textes, elle prône une responsabilisation des activités professionnelles envers la société et l’environnement. Mais à la différence de ses homologues, elle n’est pas ouverte à une certification. En effet, il ne s’agit pas de faire une demande auprès d’une autorité adéquate et d’obtenir un certificat de conformité. L’ISO 26000 est un guide technique servant de référence sur les qualités de responsabilité sociétale  de telle ou telle entreprise ou organisation administrative. On peut cependant évaluer son niveau respect de cette norme par un organisme tiers.

Au niveau mondial, la norme ISO 26000 a déjà convaincu plusieurs millions de professionnels. Ces derniers l’utilisent pour démontrer que leur activité a un impact minimum vis-à-vis de l’environnement, du respect du consommateur final, des employés, des bonnes pratiques commerciales. Le but est de faire de toutes les entreprises du monde, des prestataires socialement responsables qui agissent en fonction du bien-être des personnes, de la société et du monde environnant, maintenant et pour les générations à venir.

Les domaines d’actions énumérés dans le texte de la norme sont nombreux. Mais elle ne fait pas que dénombrer les démarches à mettre place. Elle prône aussi une mise en valeur des résultats obtenus et un cadre propice pour ne léser aucune partie prenante du contrat, dans un échange donnant- donnant.

La norme se base sur 7 principes (dont droit de l’homme, transparence, comportement éthique, légalité…) et sur 7 questions centrales : Gouvernance, Environnement, Droit de l’homme, Relations conditions de travail, Fiabilité des pratiques, questions relatives aux Consommateurs et Communautés et développement local.

Les deux pratiques fondamentales sont  d’identifier les besoins et attentes des parties prenantes  et de  définir sa responsabilité sociétale et donc sa stratégie en relation avec ces attentes.

À qui s’adresse ISO 26000 ?

Dans les grandes lignes, l’ISO 26000 s’adresse à toute organisation privée ou publique. Peu importe le modèle de l’entreprise ou son envergure, le respect de cette norme devient incontournable pour in fine assurer la pérennité de son activité. Start-up, ETI, grand groupe, petit producteur, conseil général, mairie, administration : la norme s’adresse à tous car il en va tout de même de l’avenir du monde. On ne peut plus rester aveugle face à la pollution qu’entrainent certaines productions manufacturières par exemple. Tout cela rentre dans la prise de conscience globale qui se caractérise actuellement par certains mouvements Bio, éthique, nature, etc.

Aujourd’hui, et ce depuis sa mise en application, 93% -en 2015- des pays et des organisations membres de l’ISO ont mis en place un programme d’évaluation lié à cette norme qui ne s’adresse plus uniquement aux entreprises et aux grandes enseignes. Toutes les parties prenantes de nos sociétés humaines sont concernées : ONG, groupes de consommateurs, personnel enseignants, chercheurs, banques et représentants des gouvernements… se sentent concernés par la situation.

 

Avec Nicole Dib, ADForce, référente DOCaufutur en matière d’ISO et de normes qualité, sécurité, environnement